vendredi 20 mars 2020

L'immobilier au temps du COVID-19

Photo by Brian McGowan on Unsplash

En deux semaines, le monde a radicalement changé. Nous sommes maintenant confrontés à des fermetures et des arrêts massifs, des saisons sportives annulées, des chutes de la bourse et des bagarres dans les allées de Costco à propos du papier toilette... COVID-19, ou Coronavirus, a touché tout le monde au niveau international d'une manière ou d'une autre. Mais les retombées de ce virus mondial finissent-elles par se répercuter sur le marché immobilier du Québec? 

Oui, c'est le cas. 



Mais comment exactement? Pour l’instant, nul ne le sait avec certitude.

Plusieurs scénarios pourraient se jouer sur le marché immobilier au cours des semaines et des mois à venir. En raison de la panique et de l'incertitude qui règnent sur le marché, les acheteurs et les vendeurs doivent se pencher sur les faits et les chiffres pour déterminer si le moment est propice à l'achat ou à la vente. 

Rien qu'en mars, la Banque du Canada a réduit le taux directeur à 0.75% et les cinq grandes banques ont réduit de 1 % le taux préférentiel, qui est le principal point de référence sur lequel reposent les prêts hypothécaires et les lignes de crédit à taux variable. Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), l'autorité fédérale de réglementation bancaire, avait également prévu de recalculer et de réduire le taux admissible des prêts hypothécaires, mais il a maintenant mis ce plan en veilleuse. 


Image by Nattanan Kanchanaprat from Pixabay

Le marché pourrait devenir encore plus agressif

Il ne fait aucun doute que le marché immobilier de la région de Montréal a un faible inventaire de propriété à vendre. La Chambre immobilière du Grand Montréal rapporte que le prix médian d'une maison unifamiliale sur l’île de Montréal a augmenté de près de 24 %, soit 571 800 $, dans la dernière année. Il y a un mois, cette augmentation se situait à 8%, soit 526 800$.

En janvier, le délai moyen de vente d’une propriété était de 71 jours. En février, ce chiffre est passé à 59 jours. En date du 20 mars, ce délai est descendu à 56 jours pour le mois en cours. 

Le marché est toujours aussi actif à Montréal.

Les acheteurs regardent les prix de vente record de la région du Grand Toronto et décident d’investir dans le marché de Montréal, où l'immobilier est relativement moins cher. Au même moment, il y a moins de vendeurs qui mettent leur maison sur le marché pour diverses raisons. Cela crée une pression sur le marché qui est à l’avantage du vendeur.

Mais que se passera-t-il si ces vendeurs décident qu'il n'est pas urgent de vendre et décident d'attendre que le Coronavirus soit derrière nous ? Moins de maisons sur le marché avec le même nombre d'acheteurs pourrait provoquer une frénésie immobilière encore pire.

Comme courtier immobilier du secteur, je tends à croire que le segment des maisons haut de gamme, d'une valeur de plus de 700 000 dollars, gagnera des parts de marché par rapport aux autres segments. Pour le premier trimestre de 2020 seulement, ce segment représentait 31 % des ventes de maisons, contre 26 % en pour le même trimestre en 2019. Les acheteurs de ce segment qui envisagent de vendre leur maison cette année pourraient vouloir le faire pendant la ruée du printemps.

Le marché peut aussi être inondé par l'offre et il y aura moins d'acheteurs.

Un scénario alternatif pourrait être que les vendeurs croient que nous sommes en récession et se précipitent pour mettre leurs maisons sur le marché en prévision de la chute des prix. Après tout, le marché de Montréal a connu une sacrée hausse et il est toujours bon de vendre au prix fort. 

Au même moment, les acheteurs peuvent décider que sortir en public pour des journées portes ouvertes et des visites pourrait les exposer au coronavirus et peuvent décider de mettre leur recherche de maison en attente pendant quelques semaines. Si l'offre augmente et la demande diminue, les prix baisseront rapidement et la compétitivité du marché actuel prendra un répit, ce qui permettra aux acheteurs d'accéder plus facilement à la maison de leurs rêves.

Image by mohamed Hassan from Pixabay 

Ou alors, il peut s'établir un équilibre, un statu quo.

Il est fort probable que nous assisterons à une combinaison de ces deux scénarios lorsque nous entrerons sur le marché du printemps - la période traditionnellement forte pour l'achat et la vente de maisons. Il y aura une augmentation du nombre de vendeurs et une demande continue de la part des acheteurs locaux et extérieurs. En conséquence, le marché évoluera probablement à un rythme plus équilibré et plus raisonnable que celui des derniers mois.

L'une des choses les plus importantes à prendre en compte est l'expérience d'un courtier immobilier local qui suit le marché de près. Si vous vendez, un plan de marketing adapté est nécessaire pour maximiser votre prix de vente sur le marché actuel. Si vous achetez, vous devez avoir une idée des tendances du quartier, des stratégies d'achat potentielles et des négociateurs solides qui travaillent pour vous.

Image by Peggy und Marco Lachmann-Anke from Pixabay 



L’immobilier n’est pas qu’une carrière pour moi, elle est aussi une passion. C’est pour cette raison que je suis le marché de près. Il me fera plaisir de vous aider dans vos démarches, du début à la fin, en vous fournissant toute l’information et les outils nécessaires pour que vous puissiez atteindre vos buts de vente ou d’achat dans un marché en grande évolution. 






*Sources APCIQ.com


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